A Télécharger : Présentation DEPLACER LA TERRE / UN INVENTAIRE DES BORDS
A Télécharger : Journées d'études DEPLACER LA TERRE / UN INVENTAIRE DES BORDS
Le projet de recherche, artistique et scientifique, entreprend l’exploration et la narration du processus de mutation de la ville de Cherbourg-en-Cotentin induit par ces travaux d’extension portuaire. Avec l’arrivée des industries et techniques relatives aux EMR, « Déplacer la Terre… » s’implique dans le mécanisme du chantier lui-même, qui façonne une nouvelle géographie et aménage l’espace pour construire un nouveau paysage. Au croisement des compétences artistiques et scientifiques, le laboratoire de recherche se donne pour ambition transversale de faire naître une réflexion individuelle et/ou collective.
En miroir du processus industriel, ici de grande ampleur, les chercheurs définissent un nouveau champ d’exploration en mouvement et en devenir perpétuel. Au sein de ce terrain d’expérimentation, les artistes et scientifiques développent une recherche accessible au public, sous la forme de dispositifs techniques dans une concurrence poétique et amusée avec l’industrie. Ainsi le geste artistique, projette l’objet étudié à l’échelle de l’individu et du sensible.
Les partenaires :
Région Normandie : ESAM Caen / Cherbourg ; Ministère de la Culture et de la Communication ; Les Musée de la ville de Cherbourg- en-Cotentin ; Fabrique de patrimoines en Normandie; Laboratoire des Hypothèses ; L'harponneuse ; Association Nationale des Écoles Supérieures d’Arts ; Ports Normands Associés; Le point du Jour (Centre d'Art Editeur) Cherbourg
L'équipe :
# Adeline Keil Artiste Plasticienne Photographe / Enseignante / Chercheur ESAM Caen / Cherbourg -
http://www.adelinekeil.eu
http://www.adelinekeil.eu
A la frontière entre photographie, sérigraphie et vidéo.
La recherche interroge les différentes facettes du paysage, du point de vue de sa métamorphose, dans son aspect imaginaire, dans sa sublimation, en utilisant en tant que matière
la réalité des travaux de grande ampleur du terre plein des Mielles, qui s’opère à Cherbourg.
Les médiums visuels traduisent ici conceptuellement les différentes étapes, complexes et
hétérogénes, de construction topologique du chantier.
La méthodologie de réalisation de ces formes visuels, s’inspire et transcrit directement
les formes technologiques utilisées par les logiciels sondeur.
Le corpus d’images ainsi réalisé propose, après analyse, la représentation d’un imaginaire
comptemporain et d’un engrenage réflexif des transformations industrielles.
# Aurélie Sement Artiste Plasticienne / Chercheur
http://www.aureliesement.com
http://www.aureliesement.com
Une banque de données est réalisée à partir des images photographiques et vidéo et des sons enregistrées qui rendent compte de manière sensible de la transformation du terre-plein des Mielles et de ses phases de mutations mais aussi de
ses temps de latences. Les images sont capturées sur place et enrichies tout au
long de la recherche.
Cette banque d’images, comme une sorte de matière malléable à l’infini sera
utilisée par un système informatique conçu avec des énoncés et des règles qui
permettront de créer un film constamment renouvelé composé de plusieurs
écrans qui dialogueront en continu et créeront plusieurs tableaux successifs.
Ces règles et énoncées seront dictés par le public lors de présentations, ateliers
et rendez vous.
Plusieurs scénarios seront alors proposés qui permettront de changer l’ordre des
images et leur sens. Ces tableaux imaginaires permettront à chacun de s’approprier ce terre plein et de créer un tableau mouvant.
# Fabrice Gallis Artiste / Chercheur - Laboratoire des Hypothèses
http://laboratoiredeshypotheses.info
http://laboratoiredeshypotheses.info
Fabrice Gallis et le Laboratoire des Hypothèses contribuent à « Déplacer la Terre » par
la proposition de dispositifs performatifs qui inventent de nouveaux bords.
Ces dispositifs mettent en jeu les hypothèses du groupe de recherche sous la forme de
réalisations concrètes, d’outils fonctionnels qui perme ent aux chercheurs de travailler.
Proches du design, ces objets et espaces oscillent entre maquettes à l’échelle 1:1 et
tentatives de saisie à l’échelle humaine de l’étendue du Terre-Plein des Mielles.
Ils ne constituent pas d’installation à proprement parler mais bien des objets transitoires, en perpétuelle évolution, synchronisés avec les questions du laboratoire.
Parmi ces outils émergent des hypothèses de communication entre le quartier des Flamands et le projet industriel. Ces deux zones aux logiques différentes ne se voient pas,
c’est pour cette raison que le laboratoire des hypothèses propose un outil de communication qui prend comme nœud déporté l’Île Pelée. De cette île, la vue embrasse à la fois le quartier des Flamands et l’extension en mer. En posant sur l’île un reflecteur, il serait
possible de transmettre par laser des sons et des images du terre-plein vers le port. Cette communication inédite pourrait définir une compatibilité entre ces zones à l’échelle du regard, un accès inédit pour les habitants à ce nouveau paysage.
# Karine Le Petit Ethnologue et responsable du programme :"Ethnologie des identités professionnelles" à la Fabrique de patrimoine en Normandie
« En tant qu’ethnologue, j’envisage mon implication dans ce projet à hauteur d’homme.
Il
s’agirait donc de découvrir puis transmettre les points de vues des ouvriers du chantier.
Observer leur rôle dans ce processus de déplacement des limites de la terre grâce aux ressources de la mer. La richesse de ce projet réside dans la rencontre/confrontation des différents points de vue sur l’évolution d’un paysage. »
Observer leur rôle dans ce processus de déplacement des limites de la terre grâce aux ressources de la mer. La richesse de ce projet réside dans la rencontre/confrontation des différents points de vue sur l’évolution d’un paysage. »
# Hortense Lecalvez & Mathieu Goussin Artistes Plasticiens
http://forlane6studio.com
http://forlane6studio.com
La croissance verte, perçu par certains comme un oxymore, nous entraine dans
une lutte engageant des moyens monumentaux afin d’affronter un problème
dont les sources résident dans cette même démesure.
L’idée de croissance et de progrès prime sur celle du retrait. L’espace doit être
investi . Le projet Vent Apparent se concentre sur l’imaginaire de ce rapport
d’échelle de l’individu face aux constructions qui l’entourent.